Chartres : Contre la loi Yadan
L’AFPS1-Chartres avait décidé dans l’urgence d’une action ce samedi 11 avril quelques jours avant la discussion du projet de loi Yadan à l’Assemblée nationale (16 et 17 avril). Dès le matin, des militant·e·s ont distribué des tracts aux abords du marché. Ce tract souligne la dangerosité de cette ce texte qui ‘’empêcherait toute critique de la politique d’expansion israélienne, toute critique des crimes de l’armée et des colons.’’
Assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme
L’après-midi, sur la place des Halles, devant une grosse trentaine de personnes, Micheline Cognard, présidente de l’association, a dénoncé la volonté des signataires de cette loi d’assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme et de traduire devant la justice les militant·e·s des associations de soutien aux Palestinien·ne·s : ‘’Nous connaissons déjà dans le cadre des lois actuelles, des accusations et des interpellations injustifiées.’’
Les quatre députés d’E&L cosignataires
Tou·te·s les participant·e·s ont déploré que les quatre député·e·s d’Eure-et-Loir soient cosignataires de cette proposition de loi : MM. Huwart, Kasbarian et Vigier et Mme Minard.
La présidente a ajouté : ‘’Si nous devons poursuivre notre mobilisation, c’est aussi pour que les chercheurs, les historiens, les écrivains, les journalistes ne risquent pas les procès et finalement l’autocensure, ce qui serait dramatique pour les libertés et la démocratie.’’
Les libertés démocratiques en danger
Un appel à continuer la signature de la pétition en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, qui atteint plus de 650 000 signatures, a été renouvelé.
Isabelle, qui avait assisté à Dreux le matin à l’inauguration du Mémorial ambulant aux 18 500 enfants tués à Gaza depuis octobre 2023, a fait part de la grande émotion qui a accompagné cet hommage dont nous rendrons bientôt compte sur ce site.
La lutte contre l’antisémitisme affaiblie
Le groupe s’est ensuite rendu sur la place des Épars où Christophe Pénicaud a pris la parole au nom du groupe de Chartres d’Amnesty International soulignant que : ‘’en confondant délibérément haine raciale et et critique politique, affaiblit objectivement la lutte contre l’antisémitisme réel. Assimiler la communauté juive de France à la politique du gouvernement Netanyahu c’est […] nier l’existence des nombreuses voix juives qui s’opposent à cette politique, en France comme partout dans le monde.’’
Puis, durant plus d’une heure, les miltant·e·s ont distribué le tract et discuté avec les passant·e·s.
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- Association France Palestine Solidarité.
