Droits dans leurs bottes / COMPA / Chartres / 30 avril / 20 h.
Rure Danièle-Casanova


“Droits dans leurs bottes”
Un film de Nathalie Lay (2025)

Nathalie Lay, réalisatrice
Synopsis
Ce récit croise les portraits de jeunes paysannes et paysans d’aujourd’hui avec celui de Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse devenue chercheuse. Loin des modèles intensifs, ces éleveurs de vaches, moutons, chèvres, poules et cochons en plein air, passionnés par leur métier et par leurs bêtes, s’efforcent de préserver leurs convictions et leur mode d’élevage respectueux des animaux, de l’environnement et des consommateurs face aux difficultés du monde agricole. Par son regard de chercheuse, Jocelyne Porcher met en perspective l’histoire de ces fermes avec son expérience et sa sensibilité.
La projection sera suivie d’une rencontre avec une éleveuse du territoire.
Ensemble, nous nous interrogerons sur le sens d’élever des animaux autrement qu’en système industriel et plus largement sur notre humanité.
La bande annonce
La réalisatrice interrogée par ICI Bourgogne
Vous avez filmé dans 5 fermes de Côtes d’Or, de Saône-et-Loire et du Loir-et-Cher, des éleveurs de vaches, de poules, de cochons, de brebis et des agriculteurs qui ont surtout fait le choix d’une autre forme d’élevage, c’est bien ça ?
Dans le film, il est pointé du doigt les mots, les mots qui sont utilisés aujourd’hui à tort et à travers, c’est-à-dire qu’on va parler d’élevage pour des conditions de maltraitance animale, de pollution, on va toujours parler d’élevage, or ce film, grâce à l’éclairage de la chercheuse Jocelyne Porcher, l’histoire de ces fermes, nous explique ce qu’est l’élevage et ce que sont les productions animales, il ne s’agit pas non plus de faire une scission, de faire des camps, il s’agit juste d’expliquer pour que les gens comprennent ce trésor, qu’ils risquent de le perdre.
Et ce film, il soulève aussi une autre réflexion, celle de trouver sa place d’éleveur raisonné dans ce système extrêmement industrialisé qui cherche à tout prix le profit.
Bien sûr, parce que là, tout prend une proportion, même au niveau de l’Europe, pour soutenir les productions industrielles, on nous parle même, vous voyez, ça, ça fait peur, de manger de la viande de laboratoire, où aucune vie n’aura circulé. Ce qui implique que si les productions industrielles, qui enferment les animaux, qui les invisibilisent, mais si la viande devient synthétique, là on peut dire adieu à notre vie commune avec les animaux, c’est-à-dire qu’on ne les verra plus du tout dans les campagnes et on ne vivra plus du tout avec eux, et ça c’est vraiment très inquiétant aussi. Alors si vous aimez les animaux, soutenez les éleveurs locaux.
