Le Sacerdoce des Mémères à Chat / Maison pour tous / Rechèvres / Chartres / 14 décembre / 18 h.

Quand :
14 décembre 2025 @ 18 h 00 min Europe/Paris Fuseau horaire
2025-12-14T18:00:00+01:00
2025-12-14T18:15:00+01:00
Où :
CHARTRES - Maison pour Tous de Rechèvres
52 impasse Huysmans
Coût :
Prix libre
Contact :
La Maison pour Tous de Rechèvres
02 37 23 40 66

Un détri­co­tage des repré­sen­ta­tions sexistes autour du céli­bat des femmes

 

À l’o­ri­gine de cette confé­rence ges­ti­cu­lée, il y a le constat d’une insa­tis­fac­tion. Ça a com­men­cé par des larmes, celles qui coulent de se sen­tir et de se voir seule. Puis ça s’est trans­for­mé en colère. Celle qui naît de l’in­jus­tice, celle qui donne envie d’un coup de pied dans la four­mi­lière, celle qui per­met de créer. Vient alors le désir de mettre de la lumière sur un sujet pas vrai­ment à la mode : le céli­bat des femmes.

S’en est sui­vi un tas de ques­tions tant per­son­nelles que poli­tiques: Pourquoi ai-je tou­jours vou­lu être une prin­cesse ? Pourquoi mal­gré mes efforts n’ai-je pas ren­con­tré de prince ? Pourquoi la plus belle chose que l’on me sou­haite, c’est de trou­ver l’a­mour ? Pourquoi ai-je peur de finir mes jours seule ? C’est quoi être seule d’ailleurs ? Alors, j’ai lu. J’ai écou­té. Des femmes sur­tout. J’ai pris des notes, com­pris des choses, tis­sé des fils et peu à peu chan­gé de point de vue sur ces “mégères” qu’on nomme vieilles filles, sor­cières ou Catherinette. Je tente de détri­co­ter, avec humour le plus sou­vent, les pré­ju­gés que l’on porte sur les femmes céli­ba­taire qui servent avant tout à culti­ver la peur et à nous rendre docile.

Cette confé­rence ges­ti­cu­lée pro­pose un regard fémi­niste sur un vécu par­ta­gé par un grand nombre de femmes. Elle détri­cote une construc­tion sociale gen­rée qui vou­drait nous enfer­mer dans la repré­sen­ta­tion d’un épa­nouis­se­ment exclu­si­ve­ment au tra­vers du couple et de la mater­ni­té. Ce spec­tacle, c’est cher­cher à com­prendre plu­tôt qu’à culpa­bi­li­ser, à poli­ti­ser plu­tôt qu’à indi­vi­dua­li­ser, par­ta­ger plu­tôt qu’i­so­ler, jouer plu­tôt que pleurer.

C’est aus­si des paillettes en l’air avec l’es­poir de bou­ger nos repré­sen­ta­tions. C’est enfin un cri d’a­mour à toutes mes sœurs.