Cette nou­velle jour­née de mobi­li­sa­tion contre la loi scé­lé­rate « Sécurité glo­bale » a été mar­quée, à Nogent-le-Rotrou, par deux évé­ne­ments. Entre midi et 13 heures, le main­te­nant tra­di­tion­nel ren­dez-vous près du kiosque a, cette fois, et mal­gré le temps humide et froid (3 °), ras­sem­blé entre 50 et 60 per­sonnes. Certaines ont encore appor­té leur témoi­gnage, lais­sé écla­ter leur colère ou dit un poème. Le texte contre la Loi de Sécurité Globale lu la semaine pré­cé­dente a été de nou­veau pré­sen­té. Il a reçu de nou­velles signa­tures. Une par­ti­ci­pante a aler­té sur les dan­gers de la pro­chaine loi dite « contre le sépa­ra­tisme ». Lors d’un chœur impro­vi­sé, les par­ti­ci­pants ont enton­né « Le Pieu » du cata­lan Lluis Llach, en ver­sion française.

Résister, créer… persister

Il a été fait le point sur les groupes de tra­vail (pérennes ou tem­po­raires) qui pour­raient se mettre en place : groupe fémi­niste, tra­vail col­lec­tif de citoyens pour des alter­na­tives à étu­dier et popu­la­ri­ser, pro­jet de ren­contre avec la dépu­tée La Raudière.

Sécurité glo­bale ou obs­cu­ri­té totale ?

C’est jus­te­ment devant la per­ma­nence de la dépu­tée, rue Villette-Gaté, qu’un autre évé­ne­ment avait eu lieu à 11 h. Un groupe de comé­diens, pro­fes­sion­nels et… ama­teurs de fraîche date, appa­rem­ment vic­times de vio­lences poli­cières (avec ébor­gnés et boi­teux) s’est posi­tion­né devant la vitrine de la par­le­men­taire pour une « cho­ré­gra­phie » néces­sai­re­ment ban­cale. Ils vou­laient dénon­cer la loi votée par cette repré­sen­tante du Perche (AGIR) à l’Assemblée natio­nale, tout comme par ses trois col­lègues d’Eure-et-Loir LR, LREM, MODEM et les deux dépu­tés LR du Perche ornais et sar­thois. Loi qui empê­che­rait – entre autres mesures liber­ti­cides – de fil­mer les forces de l’ordre, et donc de pou­voir dénon­cer, les vio­lences poli­cières. Cette inter­ven­tion s’est ter­mi­née (comme elle avait com­men­cé devant le Leader Price) par une nou­velle ver­sion de « Créer c’est résis­ter » ou, si l’on pré­fère « Résister c’est créer ».

À noter que ce hap­pe­ning était retrans­mis en direct sur Fake News International par Louis-Bernard Denard, dit LBD, le célèbre pré­sen­ta­teur au cha­peau noir.