Les photos au fil du Convoi de l’eau

Le Convoi de l’Eau qui doit ral­lier Orléans et l’Agence régio­nale de l’Eau Loire-Bretagne (le 25 août) puis Paris (le 26) est par­ti le 18 de Sainte-Soline.

Nous relayons sur ce fil les dif­fé­rentes étapes grâce aux pho­tos dif­fu­sées par les orga­ni­sa­teurs que nous remercions.

Dans ce fil, on trou­ve­ra les plus récentes pho­tos vers le haut de la colonne, les plus anciennes vers le bas.

Plus d’in­for­ma­tions sur les motifs et les moda­li­tés de ce convoi dans nos pré­cé­dents articles :

 

Publié le 27-08-2023 à 09 h. 28

 

La mani­fes­ta­tion à Paris, le 26 août

 

2023 08 26 Convoi de l'Eau Paris 2023 08 26 Convoi de l'Eau Paris 2023 08 26 Convoi de l'Eau Paris 2023 08 26 Convoi de l'Eau Paris 2023 08 26 Convoi de l'Eau Paris 2023 08 26 Convoi de l'Eau Paris

 

 

Publié le 27-08-2023 à 09 h. 24

 

La délé­ga­tion a quit­té l’Agence de l’Eau au matin du 26 août sur un enga­ge­ment à conti­nuer la lutte contre les mégabassines

 

Après une nuit à l’in­té­rieur de l’a­gence de l’eau, la délé­ga­tion du mou­ve­ment anti-bas­sines vient de sor­tir du bâti­ment devant lequel a été déployé une ban­de­role géante ” bâche par bâche, grille par grille, nous démon­te­rons toutes les bas­sines !”, slo­gan repris en chœur par la foule. Une grille de l’a­gence a été démon­tée pour dénon­cer la pose de grille en vue un nou­veau chan­tier de méga-basines à Priaires dans les Deux-Sèvres

Nous avons enten­du de la bouche de la pré­fète, et c’est une pre­mière avan­cée obte­nue par nos batailles, que les 10 bas­sines en pro­jet dans les Deux-Sèvres qui n’é­taient pas encore finan­cées pour­raient être remises en cause. Néanmoins, nous avons aus­si acté, que le gou­ver­ne­ment refu­sait d’of­frir les base d’un dia­logue réel puis­qu’il ne sus­pend pour l’ins­tant pas la construc­tion des 5 bas­sines déjà finan­cées. Provocation ultime, nous avons donc appris pen­dant le ren­dez-vous qu’un nou­veau chan­tier de méga-bas­sines venait de démarrer.

❌ Puisque ce gou­ver­ne­ment refuse de mettre en œuvre un mora­toire, nous devrons le faire nous-même par de pro­chaines actions mas­sives pour arrê­ter direc­te­ment les chantiers.

❌ Puisque nous avons mal­heu­reu­se­ment dû consta­ter l’a­gence de l’eau est inca­pable de la pro­té­ger, nous repar­tons agir sur le terrain.

Le convoi de l’eau est ensuite repar­ti d’Orléans, après deux jours d’oc­cu­pa­tion com­plète du bou­le­vard. Une délé­ga­tion impor­tante de cyclistes sera au ren­dez-vous don­né à 12h sur le Champs-de-Mars à Paris après qu’une cen­taine d’entre elleux aient rou­lé une par­tie de la nuit pour y arriver.

2023 08 26 Convoi de l'Eau Paris

La ban­de­role déployée à Paris l’a­près-midi du 26 août à Paris

 

 

 

 

Publié le 27-08-2023 à 08 h. 55

 

Campement devant l’Agence de l’Eau et ”négo­cia­tions” avec la Préfète Brocas

(25–26 août)

Lire notre repor­tage sur place

 

Orléans 25-08-2023 Convoi de l'Eau Agence de l'Eau

 

 

Publié le 24-08-2023 à 23 h. 08

 

La sep­tième étape (24 août)

Blois — Orléans

Camp sur­prise devant l’Agence de l’Eau à Orléans !

 

Nous appe­lons à être rejoint.es dès ce soir, jeu­di 24/08,  par les sou­tiens locaux sur ce cam­pe­ment éta­bli sur l’avenue Bouffon juste devant l’agence.

Grand ras­sem­ble­ment ce ven­dre­di à 12h sur les bords de la Loire au niveau du Pont Royal pour les rejoindre en manif à vélo.

Ce jeu­di 24 août à 17h, le Convoi de l’eau a déci­dé de dévier de son par­cours pour aller ren­con­trer les salarié.es de l’agence de l’eau Loire Bretagne, située dans le quar­tier de la Source à Orléans, avant le ras­sem­ble­ment de demain. Nous avons alors déci­dé d’installer un grand cam­pe­ment sur­prise devant l’agence avec tentes, trac­teurs, can­tines, et vélos pour mar­quer notre déter­mi­na­tion à obte­nir ici un mora­toire immé­diat sur les méga-bas­sines alors que de nou­veaux chan­tiers menacent de démar­rer dans les Deux-Sèvres.

Nous avons par­cou­ru des cen­taines de kilo­mètres depuis Sainte-Soline à 800 cyclistes et 20 trac­teurs pour arri­ver jusque là. Partout sur son pas­sage, le convoi a été accueilli et applau­di par des habitant.es, des élu.es  des Deux-Sèvres, de la Vienne, de l’Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher et du Cher, plus qu’inquièt.es pour la pré­ser­va­tion des res­sources en eau de leurs ter­ri­toires. Depuis plu­sieurs jours, des contacts ont été pris en vue d’un ren­dez-vous avec la nou­velle pré­fète et le conseil d’administration de l’agence de l’eau. M.Thierry Burlot, pré­sident du comi­té de bas­sin Loire-Bretagne, a accep­té de nous y rece­voir demain à 11h. La pré­fète a d’ores et déjà ren­du public dans la presse locale qu’elle serait prête à nous y accueillir demain à 15h.

Depuis sep­tembre 2021, BNM, la Confédération Paysanne et les Soulèvements de la Terre exigent la même chose : un mora­toire sur les pro­jets de méga-bas­sines. Contre le modèle bas­sines, nous lut­tons pour des formes d’usage et de par­tage qui empêchent l’accaparement de ce com­mun vital qu’est l’eau.

Si nous cam­pons aujourd’hui c’est pour plu­sieurs raisons :

– Ce gou­ver­ne­ment n’a aucune culture du dia­logue. Nous refu­sons de nous livrer à une mas­ca­rade de négo­cia­tion-concer­ta­tion. De la Convention cli­mat aux ren­dez-vous avec l’intersyndicale sur la réforme des retraites, nous avons sou­pé de ces simu­lacres de démo­cra­tie. Nous ne sommes pas venu-e‑s pour être poli­ment écou­té-es et écon­duit-es, mais pour être entendu-es.

– La pré­fète Brocas, tout fraî­che­ment affec­tée au dépar­te­ment du Loiret (suite à la mise en exa­men de la pré­cé­dente pré­fète Engstrom) accepte de nous rece­voir. Mais « en même temps », le pan­neau de per­mis de construire est dépo­sé à Priaires. Cela signi­fie un démar­rage immi­nent d’un nou­veau chan­tier de bas­sine. A Sainte Soline, les tra­vaux de sécu­ri­sa­tion sont annon­cia­teurs de la plas­ti­fi­ca­tion et de la pose de la bâche en vue du rem­plis­sage cet hiver. Nous le redi­sons ici : la sus­pen­sion immé­diate de l’ensemble des tra­vaux de méga-bas­sines a mini­ma à l’échelle du bas­sin Loire Bretagne est la condi­tion sine qua non à l’ouverture d’un dialogue.

– Nous savons que nombre de celles et ceux qui tra­vaillent au sein de l’agence de l’eau, qu’iels soient membres du Conseil d’administration ou simples sala­rié-es, par­tagent nos convic­tions. Nous vou­lons les ren­con­trer et tis­ser avec elles et eux des alliances dans la pers­pec­tive d’une véri­table reprise en main de l’eau par les habi­tant-e‑s et les pay­san-n-e‑s des bas­sins versants.

Pour nous un « mora­toire » est un véri­table pro­ces­sus de dia­logue, cela signi­fie aucun démar­rage de nou­vel ouvrage, ni sur la zone cou­verte par l’AELB, ni sur le ter­ri­toire natio­nal, et le gel de tous les finan­ce­ments publics des pro­jets, en par­ti­cu­lier alloués par l’AELB.

– jusqu’à l’épuisement des recours admi­nis­tra­tifs engagés,

– jusqu’à l’établissement d’un nou­veau diag­nos­tic scien­ti­fique indé­pen­dant qui prenne en compte les effets du chan­ge­ment cli­ma­tique, ain­si qu’une prise en compte des études HMUC

– la prise en compte des pro­po­si­tions construc­tives por­tées par les orga­ni­sa­tions pay­sannes et les asso­cia­tions envi­ron­ne­men­tales pour un par­tage réel de l’eau et un appui à un modèle agri­cole qui la pro­tège plu­tôt que de l’accaparer.

Maintenir la pression.

C’est pour cela que nous avons éta­bli un cam­pe­ment devant l’agence de l’eau. Nous l’annonçons d’ores et déjà : si nous ne sor­tons pas de ce ren­dez-vous avec l’annonce d’une sus­pen­sion des tra­vaux de bas­sines, nous pro­lon­ge­rons le cam­pe­ment et res­te­rons sur place pour mar­quer notre déter­mi­na­tion. Et quand nous lève­rons le camp, ce sera avec la cer­ti­tude de se retrou­ver de nou­veau pour résis­ter à l’avancée des tra­vaux là où ils seront et de nou­veaux ren­dez-vous massifs.

En mars der­nier à Sainte-Soline, le gou­ver­ne­ment a démon­tré qu’il était prêt à tuer plu­tôt qu’à négo­cier. Aujourd’hui, c’est le dia­logue de la der­nière chance. Le gou­ver­ne­ment est face à une alter­na­tive simple : sus­pendre les tra­vaux, ouvrir le dia­logue et sor­tir de la crise, ou faire de nou­veau le choix de l’autorité des armes.

No Bassaran !

 

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Publié le 23-08-2023 à 23 h. 08

 

La cin­quième étape (22 août)

Belêtre — Lussault-sur-Loire

 

Ce mar­di, le convoi de l’eau arrive en ville. Il faut être à l’heure pour rejoindre le ras­sem­ble­ment de sou­tien aux militant·es de Dernière Rénovation devant le palais de jus­tice de Tours. Les 800 cyclistes et les dizaines de trac­teurs quittent donc tôt la Coopérative pay­sanne de Belêtre et arrivent à Tours dès la fin de mati­née. Les rocades qui défi­gurent les abords des villes sont pour une fois l’occasion d’une belle image : alors que la tête du convoi passe sous le pont d’une rocade, la suite s’étire jusque sur le pont et au-delà. Les défenseur.euses de l’eau sont par­tout, et entrent dans la ville sous le regard curieux des passant.es dont certain.es reprennent en coeur les slo­gans chan­tés à tue-tête sur les vélos. « De l’eau pour tous, tous pour l’eau ! ». Et près du palais de jus­tice, de l’eau, il y en a. Les deux grandes fon­taines de la place Jean-Jaurès ne sont pas enva­hies par les cya­no­bac­té­ries, contrai­re­ment à la plu­part des plans d’eaux croi­sés ces der­niers jours. Alors de nombreux·es convoyeur.euses ne manquent pas l’occasion et pro­fitent un moment des joies aquatiques.

Rassemblement à Tours contre la cri­mi­na­li­sa­tion du mou­ve­ment social et en sou­tien à Dernière rénovation

Vite séché.es au soleil, ils et elles écoutent les prises de parole en man­geant les suc­cu­lents sand­wichs foc­ca­cia-auber­gine-soja. Le ras­sem­ble­ment dénonce la répres­sion tous azi­muts qui s’abat sur le mou­ve­ment social, des syn­di­ca­listes aux acti­vistes de Dernière réno­va­tion. Cette cri­mi­na­li­sa­tion des luttes va jusqu’à entra­ver la liber­té de la presse, comme l’illlustre le cas de Yoan Jäger-Sthul, pho­to­jour­na­liste tou­ran­geau inter­pel­lé par la SDAT et mis en exa­men dans « l’affaire Lafarge ». Plusieurs prises de parole mettent en avant ce cas emblé­ma­tique d’une entrave à la liber­té de la presse en plus de la cri­mi­na­li­sa­tion de l’activité syn­di­cale.  Les sou­lè­ve­ments de la terre s’expriment,  avec l’opération de dis­so­lu­tion à leur encontre aujourd’hui avor­tée, pour affir­mer à quel point la cri­mi­na­li­sa­tion peut par­fois se retour­ner contre ses ins­ti­ga­teurs, si l’insoumission se géné­ra­lise, et cata­ly­ser les éner­gis plu­tôt que de les étouffer.

La foule réunie à Tours exprime aus­si un immense mes­sage de sou­tien à La Baudrière, squat anar­cha-fémi­niste trans­pé­dé­gouines de Montreuil qui vient d’être expul­sé mal­gré la résis­tance achar­née des habitant·es et de leurs sou­tiens, bar­ri­ca­dées et per­chées sur leur toit.. La police a bien choi­si son moment pour fer­mer de force cet espace d’organisation poli­tique ouvert à de nom­breuses luttes en région pari­sienne : leur fes­ti­val Les Digitales démarre ce jeu­di 24 août et devait se tenir dans le bâti­ment occu­pé et elles devaient accueillir une fête pour la der­nière étape pari­sienne du convoi de l’eau. Mais la force d’organisation et la soli­da­ri­té entre les lieux est plus forte que la répres­sion : le fes­ti­val aura bien lieu, héber­gé en urgence par La parole errante toute proche. La soi­rée d’accueil du convoi de l’eau pré­vue same­di 26 août dans le cadre du fes­ti­val Les Digitales est donc main­te­nue mal­gré l’expulsion de la Baudrière.

Quant à Dernière Rénovation, dont 5 militant·es sont jugé·es der­rière les portes du palais de jus­tice, ils et elles expriment une évi­dence : l’heure est grave et il est grand temps d’agir contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique. Leur stra­té­gie est de mul­ti­plier les actions sym­bo­liques de résis­tance civile pour for­cer les gou­ver­ne­ments à prendre en compte cette évi­dence, par exemple en enga­geant enfin la réno­va­tion ther­mique des bâti­ments exis­tants. C’est pour ça, pour avoir for­mu­lé cette simple demande, que cinq per­sonnes sont jugées aujourd’hui, accu­sées d’avoir colo­ré en orange (à la pein­ture à l’eau) la façade de la pré­féc­ture d’Indre-et-Loire en mars der­nier. Les réqui­si­tions tom­be­ront dans l’après-midi, après que le convoi soit repar­ti en don­nant ren­dez-vous le 8 sep­tembre à Niort pour le « pro­cès de l’eau », qui sera l’occasion de mon­trer une fois de plus la force d’un mou­ve­ment qui ne fait que se ren­for­cer à chaque ten­ta­tive de l’étouffer.

Dans l’après-midi, le vice-pro­cu­reur réclame donc pour chaque per­sonne de Dernière réno­va­tion incul­pée cent jours-amende à 10 €, lui qui a pour­tant par­lé d’une cause « tout à fait légi­time et hono­rable ». On plain­drait presque ces pro­cu­reurs qui se sentent obli­gés de punir des gens après avoir avoué qu’iels avaient raison.

Le convoi, quant à lui, roule vers l’Île de la Métairie où l’attend une belle ren­contre avec le peuple de la Loire.

Les vic­toires du peuple de la Loire

Entre l’ardoise et la tuile ocre
La Loire fait le partage
Pulvérulence des rives feuillues
Les hiron­delles de la lune rousse
Découpent des parts de ciel
Comme des gâteaux cassés

C’est par ce poème d’Yves Cosson que le groupe com­po­sé de militant·es de Loire Vivante,  musicien·nes, paysan·nes et autres chercheur·euses, démarre sa per­for­mance poli­ti­co-péda­go­gique. Pendant une heure, sous les arbres au bord de la plage, la musique alterne avec les récits de lutte et les poé­sies. Ici, les gens se sont bat­tus, et ils ont gagné. Dans les années 1990, ils ont repous­sé un pro­jet mor­ti­fère de quatre bar­rages sur la Loire et impul­sé un plan de sau­ve­garde des oiseaux migra­teurs, la réap­pro­pria­tion du fleuve par ses riverain·es, la réduc­tion des pol­lu­tions indus­trielles, et au-delà, un nou­veau rap­port de force durable sur les ques­tions de l’eau. Tout ne va pas bien pour autant : l’eau de la Loire est si chaude que les sau­mons peinent à y sur­vivre, l’agro-industrie déverse tant de nitrates et de pes­ti­cides que les algues pro­li­fèrent (et les cya­no­bac­té­ries, là aus­si), la bai­gnade est inter­dite alors qu’une bai­gnade popu­laire, pru­dente et res­pec­tueuse de la nature a long­temps exis­té et pour­rait renaître.

La per­for­mance se ter­mine par une invi­ta­tion à reprendre ensemble la magni­fique chan­son tra­di­tion­nelle d’Amérique du Sud popu­la­ri­sée par Henri Salvador, Les voleurs d’eau

Ils détournent la rivière, là haut, là haut,
Ils se moquent de nos misères, là haut, là haut
Si la soif nous affaiblit
Et si nos sources sont taries
Tous nos troupeaux
Vont périr l’un après l’autre, là haut, là haut
Il faut sor­tir nos fusils, là haut, là haut,
Il faut lut­ter pour nos vies
Mais d’abord il nous faut parler
De l’eau, de l’eau, de l’eau

Après cette belle ren­contre, un che­min était tout indi­qué pour la trac­to-vélo : les bords de Loire sont pour­vus d’une piste auto­ri­sée uni­que­ment aux vélos…et aux trac­teurs. Voilà donc le convoi lan­cé le long du fleuve jusqu’à son étape du soir, à Lussault-sur-Loire, où un pia­no juché sur une pla­te­forme l’attend en trac­teur pour démar­rer les fes­ti­vi­tés du soir dès les der­niers mètres de cette belle jour­née de lutte.

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Publié le 22-08-2023 à 22 h. 08

 

La qua­trième étape (21 août)

Coussay-les-Bois — Belêtre

 

Lundi matin, le convoi s’offre quelques heures de som­meil sup­plé­men­taires en déca­lant le départ à 10 heures. Il faut ména­ger le corps pour tra­ver­ser les pro­chaines étapes avec la même éner­gie débor­dante. Le pelo­ton est trop occu­pé à goû­ter toutes les dif­fé­rentes confi­tures pro­po­sées au petit-dej ou à pour­suivre les débats sur l’agriculture pay­sanne qui ont émer­gé suite aux pro­jec­tions de la veille pour s’intéresser au buzz de « La guerre du Golf » que tente de décla­rer un gou­ver­ne­ment dont la cré­di­bi­li­té est défi­ni­ti­ve­ment enterrée.

Les 800 cyclistes s’élancent de Coussay-les-Bois en direc­tion de la pre­mière grosse côte du par­cours, avant de redes­cendre en chan­tant à tra­vers la forêt. La pause de midi autour d’un sand­wich pes­to-cour­gettes est l’occasion de points infos dis­pen­sées au méga­phone aux plus moti­vé-es. Deux for­ma­tions se tiennent sur le par­king du plan d’eau, une sur la garde-à-vue et l’autre sur l’exercice phy­sique avec une série de conseils sur les bonnes pos­tures à adop­ter pour se pré­mu­nir des dou­leurs à vélo et de celles cau­sées par la police.

Au moment de repar­tir, le soleil est encore haut et la cani­cule dif­fi­cile à affron­ter : les dernier.es à ne pas avoir de cha­peaux s’en font prê­ter et la rou­lotte-balais accueille cel­leux qui n’ont pas l’énergie de péda­ler sous cette cha­leur. Sur le tra­jet, des tuyaux d’arrosage d’habitant.es s’ouvrent au pas­sage du convoi pour le rafraî­chir et témoi­gner du large sou­tien popu­laire au convoi de l’eau.

En paral­lèle, hier, le lob­byiste Jean-Baptiste Moreau, ancien dépu­té et tou­jours membre de La République en marche, s’est fen­du d’un tweet mépri­sant à pro­pos du convoi :
« Les « pay­sans » qui les accom­pagnent sont indignes de por­ter ce nom. Ce ne sont que des idéo­logues qui sont inca­pables d’appliquer ce qu’ils théo­risent n’ayant qu’un poil dans la main et des exploi­ta­tions qui ne sur­vivent que par per­fu­sions d’aides publiques en tout genre car non viables éco­no­mi­que­ment car ne pro­dui­sant à peu près rien.«

Notons tout d’abord que les paysan.nes « n’accompagnent » pas le convoi de l’eau, ils et elles en sont plei­ne­ment par­ties pre­nantes, en trac­teur comme à vélo. Par ailleurs, depuis l’instauration de la PAC, les aides publiques dont on parle financent mas­si­ve­ment l’agro-industrie plu­tôt que les petites et moyennes exploi­ta­tions paysannes.

Le convoi fait jus­te­ment étape ce lun­di soir dans une ferme, qui donne à voir de quoi ces « pay­sans inca­pables » sont capables.

Comme c’est désor­mais la cou­tume, des cen­taines de per­sonnes accueillent les cyclistes à l’entrée de la coopé­ra­tive agri­cole de Belêtre [NDLR : pour plus d’in­for­ma­tion sur cette coopé­ra­tive, lire l’ar­ticle de Alternative et Autogestion sue nous avions relayé sur notre site en 2017]. À peine le temps de poser les vélos et d’installer les tentes, que des visites de la ferme sont pro­po­sées. A l’ombre des arbres, les cyclistes et cel­leux qui les ont rejoint sur cette étape écoutent les salarié.es racon­ter le quo­ti­dien d’une ferme bio­lo­gique et pay­sanne en auto­ges­tion : les réunions et les plan­nings per­mettent de s’organiser pour libé­rer du temps à chacun.e, la machine fabri­quée pour se débar­ras­ser des dory­phores, les membres de l’AMAP qui viennent cueillir le sur­plus de hari­cots verts… Cela fait bien­tôt dix ans que la ferme existe et elle sala­rie aujourd’hui 8 per­sonnes sur 64 hec­tares pour pro­duire des céréales, du pain, des plantes aro­ma­tiques et médi­ci­nales et une cin­quan­taine de légumes dis­tri­bués en AMAP.

« Au début, on s’est regroupé.es pour ne pas s’épuiser seul.e, et c’est vrai qu’on s’épuisait un peu tou.te.s ensemble« , raconte une pay­sanne. « Mais petit à petit on a dimi­nué les heures et on arrive main­te­nant à se payer au SMIC horaire.«

La majo­ri­té des terres sont louées à la fon­cière Terre de liens, plu­sieurs salarié.es militent à la Confédération pay­sanne, des machines ont été fabri­quées grâce aux for­ma­tions de l’Atelier Paysan, l’aménagement de mares est en réflexion avec l’association Paysans de nature… c’est tout un monde qui se donne à voir à tra­vers l’exemple de la coopé­ra­tive pay­sanne de Belêtre.

Alors qu’une petite équipe reprend la pré­pa­ra­tion des sand­wichs du len­de­main au rythme du bal trad et de tubes révo­lu­tion­naires joués par La fan­fare Invisible, une des coopé­ra­trices raconte com­ment elle est allée infor­mer l’ensemble de habitant.e.s du ter­ri­toire de l’arrivée et des reven­di­ca­tions du convoi de l’eau. Demain, nous quit­te­rons à regrets ce lieu si accueillant et ins­pi­rant pour atteindre la pre­mière grosse ville de notre périple : Tours !

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Publié le 21-08-2023 à 16 h. 11

 

La troi­sième étape (20 août)

Migné-Auxances — Coussay-les-Bois

 

 

Ce dimanche 20 août, nous quit­tons à regret le fan­tas­tique site de Migné-Auxances après les der­nières bai­gnades en sous-bois. Nous décou­vrons avec stu­peur que dans un com­mu­ni­qué de la veille, la pré­fec­ture a comp­té 610 cyclistes au départ et 550 à l’arrivée. Nous aurions ain­si per­du 60 cyclistes en cours de route. Nous savions que la tra­ver­sée de la plaine agro-indus­trielle avait été aride mais pas à ce point là ! Mais ce matin, nous nous sommes démul­ti­plié et nous sommes presque 800, répar­tis en 4 pelo­tons, pour nous élan­cer vers la ferme usine de Coussay-les-Bois.

Le golf très vert

La pause de midi arrive rapi­de­ment. Il fait une cha­leur cani­cu­laire et le convoi compte bien pro­fi­ter de la pré­sence du lac de Saint-Cyr, à la confluence du Pallu et du Clain, pour se rafraî­chir.. Mais le plan d ‘eau est enva­hi par les cya­no­bac­té­ries. La bai­gnade que tou·tes les cyclistes espé­raient y est donc inter­dite. À la pause café, hors du pro­gramme offi­ciel d’organisation du convoi, quelques dizaines de per­sonnes prennent spon­ta­né­ment l’initiative d’aller se rafraî­chir joyeu­se­ment sur un des points d’arrosage du golf situé juste à côté. Quelques mes­sages reven­di­ca­tifs sont lais­sés sur le green. Alors que les gen­darmes com­men­çaient eux-aus­si à sau­ter par des­sus les bar­rières pour entrer dans le golf, les militant·es sou­cieuses de ne pas gas­piller l’eau s’attardent pour refer­mer le robi­net, qui leur reste dans les mains. Elles déchaînent alors l’immédiate twee­to-furie du ministre… de l’agriculture.

Celui-ci aurait pour­tant pu s’avérer com­pré­hen­sif, puisque la pré­sence accrue de cya­no­bac­té­ries qui cause l’interdiction d’accès à un nombre tou­jours crois­sant de plans d’eau dans le pays est une consé­quence du modèle agro-indus­triel – en cause notam­ment la pro­li­fé­ra­tion d’azote cau­sée par l’épandage d’engrais de syn­thèse dans les sols.

Les golfs sont une source consi­dé­rable de gas­pillage d’eau, tout ça pour un sport et des pelouses réser­vés aux plus riches. L’absurdité de ces infra­struc­tures est si évi­dente pour la majo­ri­té de la popu­la­tion que depuis plu­sieurs étés, divers groupes de riverain.es sont d’ailleurs allé.es y faire quelques facé­ties pour y prô­ner un par­tage popu­laire de l’eau. Visiblement, certain.es sont encore assez hydraté·es pour pleu­rer sur quelques mètres car­rés de green géné­reu­se­ment arro­sés alors que la France est frap­pée par une cani­cule his­to­rique qui s’associe à la séche­resse s’accentue année après année, et que 120 com­munes sont actuel­le­ment pri­vées d’eau.

M. Fesneau, ministre des golfs de son État, est ain­si plus prompt à réagir pour un golf que pour s’exprimer sur le tiers des eaux du pays pol­lué par du chlo­ro­tha­lo­nil, un fon­gi­cide interdit.

Au sor­tir de ce Golfgate, les gen­darmes et la pré­fec­ture tentent d’infliger une puni­tion col­lec­tive au convoi en le blo­quant en plein soleil au mépris des consi­dé­ra­tions sani­taires les plus élé­men­taires et en deman­dant à ce que leur soient livrées un cer­tain nombre de per­sonnes dont ils estiment qu’elles auraient fait un petit tour de golf. Mais on repart ensemble, Lily Allen chante « fuck you » dans les enceintes, le mau­vais chan­tage ne prend pas et le convoi finit par repar­tir… ensemble.

La ferme-usine aux 1200 taurillons

L’après-midi, les côtes s’enchaînent avec Niagara dans les enceintes mobiles, pen­dant que les champs brûlent, jusqu’à l’arrivée sur le chan­tier de la ferme-usine de Coussay-les-Bois. Nous arrê­tons les trac­teurs et posons les vélos sur la dépar­te­men­tale pour mar­cher un peu et se retrou­ver à un mil­lier face à d’immenses bâti­ments où se pla­ni­fie l’ engrais­se­ment de 1200 tau­rillons par an, éle­vés hors sol avec des arri­vages de maïs et soja en pro­duc­tion inten­sive. Le busi­ness-plan de la ferme-usine, construite sur une zone humide, ne va évi­dem­ment pas sans y acco­ler un métha­ni­seur XXL, dont les déchets menacent la nappe phréa­tique. Le col­lec­tif local contre la ferme-usine se bat depuis 10 ans contre ce pro­jet mené par un jeune patron de… 85 ans qui se dit qu’à son âge, il est encore pos­sible de lais­ser un signe d’espoir sur la pla­nète à ses voisin.es par un der­nier grand acte de pour­ris­se­ment du ter­ri­toire… il peut sans doute comp­ter sur le sou­tien moral de M. Fesneau qui pour­ra y voir un modèle à suivre pour les géné­ra­tions futures.

Dans la ferme-usine, ne sont pour l’instant éle­vés que 7 camions de gen­darmes-mobiles et leurs habitant.es. Après une entrée en matière de la Fanfare Invisible qui vient de rejoindre le convoi depuis Paris, la Maire de Coussay, Elisabeth Michel, et des membres du col­lec­tif, disent leur colère de voir la ferme-usine se construire sous leur nez mal­gré tout. Iels par­tagent aus­si leur joie d’avoir ren­con­tré la coor­di­na­tion natio­nale contre les fermes-usines avec qui s’allier et por­ter des actions com­munes simul­ta­nées ou conver­ger. Partout en France, et notam­ment en Bretagne, où l’élevage indus­triel a fait pro­li­fé­rer les algues vertes, poussent des chan­tiers de fermes-usines, poules, cochons, vaches, au fond peu importe l’espèce pour lui. Autant d’aberrations de la « pro­duc­tion ani­male indus­trielle » contre les­quelles la Confédération Paysanne se mobi­lise et défend un éle­vage pay­san qui soit source de bio­di­ver­si­té plu­tôt que de ravages. Bassines Non Merci clôt et marque le trait d’union avec le com­bat contre l’accaparement de l’eau. Pour l’heure, le Convoi et les habitant.es de Coussay-les-Bois reprennent en chœur : « Pas de bas­sines ni de fermes-usines, c’est tous·tes ensemble qu’il faut lut­ter et on va toutes les démon­ter ». Après cette ren­contre sur le ter­rain pour mieux en appré­hen­der la topo­gra­phie et les enjeux, il fau­dra donc revenir !

Cette confluence se pour­suit sur une col­line pleine de bar­nums après une nou­velle haie d’honneur à l’arrivée du Convoi. Un cen­taine de nos hôtes et l’équipe ins­tal­la­tion du Convoi ont encore tout don­né pen­dant la jour­née pour nous offrir un cam­pe­ment tout confort. Cette fois ‚la soi­rée com­bine grand ciel étoi­lé, bal trad’, film sur l’élevage indus­triel et dis­cus­sion sur les alter­na­tives paysannes.

 

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Publié le 20-08-2023 à 9 h. 57

 

La deuxième étape (19 août)

Jazeneuil — Migné-Auxances

 

De la tra­ver­sée du convoi…

À plus de 700 cyclistes et 20 trac­teurs, entre le réveil col­lec­tif et le départ, il faut bien comp­ter 2 heures. Au rythme des cyclistes, le ter­ri­toire prend le temps de se dévoi­ler. Le convoi, com­po­sé de quatre pelo­tons, s’étend sur 3 km. On y croise plu­sieurs DJ’s, des toi­lettes sèches, des médics, un ate­lier de répa­ra­tion vélo ambu­lant, une rou­lotte biblio­thèque, la zbeu­li­nette, plu­sieurs outardes et loutres, des cen­taines de conver­sa­tions… Parce qu’au rythme où on va on a plu­tôt le temps de se ren­con­trer ! Des habi­tant-es sont de nou­veau au bord des routes à applau­dir ou à crier le poing levé “NO BASSARAN !”.

Après des négo­cia­tions fes­tives, mais néan­moins convain­cantes, avec les forces de l’ordre, nous avons pu accé­der à l’aire pré­vu pour le pique nique !


À la tra­ver­sée du désert…

Il fal­lait bien cette pause pour endu­rer psy­cho­lo­gi­que­ment la deuxième mi-temps et la tra­ver­sée du désert agro-indus­triel. Pas une haie, pas une zone d’ombre, des champs de maïs qui ne servent qu’à nour­rir des bêtes hors-sol, une rampe d’ir­ri­ga­tion de plu­sieurs cen­taines de mètres, des métha­ni­seurs, gar­dés par des gen­darmes en sueurs.

Et au beau milieu, un cas emblé­ma­tique d’ac­ca­pa­re­ment : 2100 hec­tares acquis l’an der­nier par une pieuvre agro-capi­ta­liste, que la SAFER, cen­sée favo­ri­ser l’installation pay­sanne, n’a pas été capable de protéger.

Début juin, un forage d’eau a dû être arrê­té et des palettes de bou­teilles d’eau dépo­sées dans les mai­ries à cause d’un fon­gi­cide inter­dit depuis 2020 et pour­tant pré­sent mas­si­ve­ment dans 1/3 de l’eau potable du pays. Malgré une telle dégra­da­tion de la res­source en eau, 30 méga-bas­sines sont encore en pro­jet dans le département.

Le bon­heur est dans le pré !

Et chaque soir sous nos yeux éba­his, un site de fes­ti­val éphè­mère nous attend, mon­té par des dizaines de mili­tant-es béné­voles, illus­trant la force maté­rielle dont s’est doté le mou­ve­ment anti-bas­sines et son ancrage ter­ri­to­rial étendu.

Malgré les pres­sions pré­fec­to­rales, ce soir le bivouac est accueilli par la mai­rie de Migné-Auxances. Après les visions dys­to­piques de l’a­près-midi, vient le moment de déployer une table-ronde sur les manières de déjouer l’ac­ca­pa­re­ment des terres.

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Publié le 19-08-2023 à 16 h. 46

 

La pre­mière étape (18 août)

Sainte-Soline — Jazeneuil

 

Malgré les pres­sions pré­fec­to­rales, le convoi de l’eau est par­ti le 18 août sur les cha­peaux de roues, avec déjà 700 vélos et une ving­taine de trac­teurs, tra­ver­sant une série de bourgs et vil­lages avec des habi­tant-es ras­sem­blé-es pour l’ap­plau­dir sur le bord des routes, comme au Tour de France !

La pre­mière jour­née a été mar­quée par la construc­tion d’un cairn en mémoire des batailles de Sainte-Soline et en hom­mage aux bles­sé-es, et par un accueil sur la com­mune Jazeneuil.

Quelques nou­velles pho­tos issues du compte-ren­du “offi­ciel” :

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Publié le 18-08-2023 à 22 h 38

Le départ de Sainte-Soline

 

Après de belles prises de paroles des dif­fé­rents orga­ni­sa­teurs, le convoi en trac­teurs et vélos est bien par­ti à 15h de Sainte-Soline dans une ambiance sur­vol­tée et cani­cu­laire ! Un cairn en hom­mage aux bles­sé-es et aux répri­mé-es de Sainte-Soline a été réa­li­sé sur la route.

 

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