Chartres : Pas de cris, une exigence de protection !
Le gouvernement et son incertaine majorité à l’Assemblée nationale tergiversent et cherchent des échappatoires sécuritaires à la demande de la société pour protéger femmes, enfants et minorités sexuelles des agressions pouvant aller jusqu’au meurtre. Aussi, après un premier rassemblement devant les tribunaux de France le 8 juin (voir à Chartres ici), le Collectif féministe et enfantiste a renouvelé l’action le 15.
Le chois du silence…
À Chartres, l’idée était, par un rassemblement silencieux, de prendre au mot Macron qui avait déclaré ‘’On ne répond pas à un drame par des cris.’’ Aussi, de très nombreuses pancartes disaient, sans cris, les exigences, et les griefs à l’égard du Président qui avait, paraît-il, fait de ses quinquennats des priorités pour les femmes, puis les enfants ! Les pancartes couvraient aussi les grilles du tribunal.
…mais pas complètement
C’est Clervie Guillou du collectif eurélien En lutte pour Nous Toutes qui a brièvement lancé l’opération silencieuse des 80 participant·e·s. Plus d’une demi-heure de silence, seulement superposé par deux chansons, débutées mezza voce, par la chorale intersyndicale : d’abord À La Gloire des femmes en deuil de Mathilde, puis Je t’accuse de Suzane, textes sobrement repris par les participant·e·s.
Une seconde pétition
En fin de rassemblement, il est annoncé un probable nouveau rendez-vous au même endroit le lundi 22 juin à 19 h. et lancé un appel à signer la pétition pour une loi-cadre intégrale sur le site de la Fondation des femmes (qui dépasse 300 000 soutiens) et maintenant sur le site de l’Assemblée nationale pour y obtenir un débat.
Et à Nogent-le-Rotrou
Au même moment, autant de personnes se retrouvaient devant la Maison de la Justice et du Droit à Nogent-le-Rotrou pour un premier rendez-vous hebdomadaire auquel nous n’avons pas pu assister.
