Rassemblement : ”Défendons la Paix” avec ATD-Quart-Monde / Parvis de la Mairie / Nogent-le-Rotrou / 17 octobre / 10 h. 45

Quand :
17 octobre 2026 @ 10 h 45 min Europe/Paris Fuseau horaire
2026-10-17T10:45:00+02:00
2026-10-17T11:00:00+02:00
Où :
NOGENT-LE-ROTROU - Parvis de l'Hôtel de Ville
Sous la plaque Joseph-Wresinsky
Contact :
Comité nogentais d'ATD-Quart-Monde

Le thème 2026 de la Journée du Refus de la Misère est Défendons la Paix pour un monde habi­table.

Le Comité nogen­tais d’ATD-Quart-Monde  pro­pose un ras­sem­ble­ment sous la plaque dédiée à son fon­da­teur Joseph Wresinsky appo­sée sur le mur de la Mairie à 10 h. 45. Il est pré­vu des prises de parole et des tra­vaux en rap­port avec le thème seront pré­sen­tés ; des inter­ven­tions artis­tiques com­plè­te­ront ce moment de solidarité.

Une expo­si­tion de pho­to­gra­phies de pay­sages natu­rels du nogen­tais ou de nature dans la ville sera visible à la salle des Colonnes de 10 h. à 17 h. 

Le choix du thème 2026, la Paix, est  expli­qué dans le jour­nal de l’as­so­cia­tion, Résistances. Nous en repro­dui­sons l’éditorial : 

 

Fin juin 2026, la France suf­foque sous une vague de

cani­cule, les inéga­li­tés se creusent ; par­tout dans le

monde, les conflits se mul­ti­plient, les déplacements

for­cés aug­mentent. Les droits humains, l’ha­bi­ta­bi­li­té et les

condi­tions de la paix sont fra­gi­li­sés. Les pre­mières vic­times sont

tou­jours les per­sonnes en situa­tion de pau­vre­té, les personnes

exi­lées et les popu­la­tions les plus expo­sées aux crises sociales,

cli­ma­tiques et politiques.

Défendre la paix ne consiste pas seule­ment à refu­ser la guerre.

C’est défendre les condi­tions qui per­mettent à cha­cun de vivre

digne­ment dans un monde habitable.

Cela com­mence par des moyens conve­nables d’existence

garan­tis, à l’op­po­sé des condi­tion­na­li­tés et des contrôles qui

s’ac­cu­mulent sur les allo­ca­taires de pres­ta­tions sociales,

dési­gnés injus­te­ment comme des frau­deurs. C’est un logement

digne, auto­nome, abor­dable et cor­rec­te­ment réno­vé. Alors que

nous allons fêter les vingt ans de la loi DALO, force est de

consta­ter que ce droit n’est tou­jours pas une réa­li­té pour toutes

et tous. C’est aus­si une ali­men­ta­tion de qua­li­té acces­sible et

choi­sie. C’est un emploi décent, des ser­vices publics accessibles,

des trans­ports en com­mun de qua­li­té, des écoles et un système

de san­té qui ne laissent per­sonne de côté. C’est enfin un système

éco­no­mique refon­dé, dans le res­pect des hommes et de la

pla­nète.

Construire un monde habi­table, c’est per­mettre à cha­cun de

trou­ver sa place. Ce sont des espaces par­ta­gés où l’on se

ren­contre, où l’on agit ensemble, où cha­cun est recon­nu. La paix

se tisse dans les liens qui nous unissent : dans le refus de la

stig­ma­ti­sa­tion, l’at­ten­tion por­tée aux plus exclus et une

démo­cra­tie qui écoute enfin celles et ceux dont le vécu est trop

sou­vent igno­ré y com­pris les spé­ci­fi­ci­tés de la lutte contre la

pau­vre­té dans les ter­ri­toires ultramarins.

Il n’y aura ni paix durable, ni jus­tice sociale et cli­ma­tique tant que

les droits humains ne seront pas garan­tis pour tous. C’est en

par­tant des plus pauvres et en construi­sant avec eux que nous

ren­drons notre monde véri­ta­ble­ment habitable.