Alice au pays des colons / CinéParadis / Chartres / 21 septembre / 19 h. 30
13 place de la Porte-Saint-Michel


“Alice au pays des colons”
Un film de Yanis Mhamdi (2026)
Après la séance, temps d’échange avec Ivar Ekeland,
président de l’Associaton des universitaires pour le respect du droit international en Palestine et
ancien président de l’Université Paris-Dauphine
Présentation du documentaire
Alice Kisiya a 30 ans. Elle est originaire de Bethléem et possède, fait rare, la nationalité israélienne. Cela n’a pourtant pas empêché les colons de s’emparer de son terrain, là où se dressaient la maison familiale et le restaurant de ses parents. Chaque jour, Alice revient sur place pour défier cette dépossession, seule face à l’armée israélienne qui protège les colons. Sa double identité, loin de la préserver, rend son combat d’autant plus symbolique : elle incarne une forme de résistance civile, déterminée et frontale, menée au cœur même d’un système colonial. Alaa Nasr, lui, a 27 ans et vit à Madama, un petit village du nord de la Cisjordanie. Madama est encerclé par deux colonies israéliennes qui le surplombent, menaçant à tout instant de l’engloutir. Dans ce contexte d’étouffement progressif, Alaa et ses amis refusent de fuir. Malgré les attaques régulières, les tirs, les meurtres, ils choisissent de rester, de défendre leur village, leur mode de vie, leur histoire. Leur résistance est celle d’un ancrage, physique et moral, sur une terre que l’on tente de leur arracher. En suivant Alice et Alaa dans leur quotidien, le film éclaire deux trajectoires qui se croisent sans se rencontrer, deux formes de courage face à une machine d’occupation toujours plus brutale.
La bande annonce
Quelques avis sur le film
Un film remarquable, touchant à bien des égards [qui] montre également que cette bataille titanesque n’est pas une mission individuelle.
L’Humanité, Pierre Barbancey
Un documentaire profondément édifiant par son traitement et la solarité de ses protagonistes.
Les Fiches du Cinéma, Gilles Tourman
Ces séquences nous entraînent au plus près d’injustices flagrantes, qui laissent imaginer toutes celles qui ne seront jamais filmées.
Positif, Hugues Porquier
Le documentariste Yanis Mhamdi prend le parti de rester d’un seul côté, celui d’Alice, Alaa et tous les autres. Un collectif en lutte. En colère. Une colère qui devient aussi la nôtre.
Première, Thomas Baurez

