Calendrier

d'Agnieszka Holland (2023)
Questions à la réalisatrice polonaise
extraites du dossier de presse
Qu'est-ce qui vous a poussée à réaliser Green Border ?
Mon sentiment est qu'il n'y a aucun sens à faire de l'art si l'on ne lutte pas pour questionner les vrais problèmes, ceux qui sont douloureux et parfois insolubles, et qui nous obligent à faire des choix difficiles.
Pourquoi ce sujet en particulier ?
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Dossier de presse complet ici[/caption]
Mes amis ont trouvé un corps à la frontière. Il était nu, mort de froid. Ce n'était pas le premier corps qu'ils trouvaient, mais c'est à ce moment-là que j'ai appris que lorsque quelqu'un est enhypothermie, il a l'impression d'avoir une forte fièvre et commence à se dévêtir. Et cette image, de ce jeune homme mourant de froid ici dans mon pays, juste à côté, là dans les bois où les gens promènent leurs chiens et cueillent des champignons, est quelque chose de tellement horrible. Face à cette crise fabriquée par les politiciens, nous devons prendre une position claire, en tant qu'artistes, en tant que personnes, en tant que société et en tant que pays.
Brigitte Espuche coordinatrice du réseau Migreurop

Migreurop est un réseau de 51 associations et 40 membres individuel·le·s, présent·e·s dans 17 pays d'Europe, d'Afrique et du Moyen Orient. L'une des particularités du réseau est de réunir une grande diversité d'associations de terrain et de chercheur·euse·s et activistes qui mettent leurs connaissances et compétences au service de Migreurop, afin de documenter, décrypter et dénoncer les conséquences des politiques migratoires européennes. Grâce à cette analyse partagée, Migreurop favorise les synergies et les stratégies communes de mobilisation en faveur des droits des exilé·e·s.

![Sauvages [Affiche Chartres Écologie] Sauvages [Affiche Chartres Écologie]](https://ensemble28.forum28.net/wp-content/uploads/2024/10/Sauvages-Affiche-Chartres-Ecologie.jpg)
"Sauvages"
Film d'animation de Claude Barras (2024)
suivi d'un débat
Synopsis
À Bornéo, en bordure de la forêt tropicale, Kéria recueille un bébé orang-outan trouvé dans la plantation de palmiers à huile où travaille son père. Au même moment Selaï, son jeune cousin, vient trouver refuge chez eux pour échapper au conflit qui oppose sa famille nomade aux compagnies forestières. Ensemble, Kéria, Selaï et le bébé singe baptisé Oshi vont braver tous les obstacles pour lutter contre la destruction de la forêt ancestrale, plus que jamais menacée.
La bande annonce
Quelques avis sur le film
Les Inrocks
C'est tout simplement déchirant, drôle et politique.
Abus de ciné
Un tendre portrait d'une fillette prise entre deux civilisations, dont la révélation d'une partie du passé familial parvient à créer l'émotion.
Cineman
Conte familial et fable écologique, le film aborde ainsi les thèmes de la transmission entre les générations et de la déforestation. Le peuple Penan, duquel s'inspire directement Claude Barras et avec qui il a passé plusieurs semaines en immersion, s'est associé à l'écriture du scénario.
Cineuropa
Une fable écologiste aux maints développements dramatiques peuplées de personnages à la fois touchants et courageux qui affrontent l'inconnu avec la volonté de fer de ceux et celles qui, au fond, n'ont plus rien à perdre.
![L'Histoire de Souleymane [Affiche 1] L'Histoire de Souleymane [Affiche 1]](https://ensemble28.forum28.net/wp-content/uploads/2024/09/LHistoire-de-Souleymane-Affiche-1.jpg)
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Boris Lojkine[/caption]
"L'histoire de Souleymane"
Un film de Boris Lojkine (2024)
Ce film avait été présenté le 4 septembre, en avant-première, par Ciné-Clap
Résumé
Après avoir fui la Guinée, le jeune Souleymane tente de trouver asile en France. Sans-papiers et sans argent, il se débrouille comme il peut à Paris, en travaillant comme coursier à vélo pour un service de livraison de repas, dans des conditions épouvantables. À 48 heures de son entretien de demande d'asile, Souleymane n'est pas prêt...
La bande annonce
Un avis sur le film
L'histoire de Souleymane - et le titre a un double sens - est une plongée très sincère et très réussie dans les galères de ces livreurs à vélo qui font désormais partie de notre paysage urbain. Ils sont filmés comme on les vit : au cœur de la ville, courant contre la monte, parfois sous la pluie et sans beaucoup de reconnaissance. Boris Lojkine parvient à nous faire partager leur stress. Et l'on se prend à vouloir protéger Souleymane, l'aider dans une jungle que nous ne maitrisons pas, dont nous ne connaissons aucun code. Etranger dans notre propre ville.
Il parvient même à ne pas être démonstratif quand les ennuis s'accumulent pour Souleymane, seulement humain, humain et très émouvant. Et cette bonne distance est évidemment un des points forts de sa réalisation. Un autre atout du film tient à son interprète, Abou Sangare, mécanicien à la ville, qui tient ici son premier rôle et porte tout le film.
Véronique Le Bris, site CINE WOMAN
![Bienveillance paysanne [Affiche] Bienveillance paysanne [Affiche]](https://ensemble28.forum28.net/wp-content/uploads/2024/10/Bienveillance-paysanne-Affiche.jpg)
"Bienveillance paysanne"
Un film de Oliver Dickinson (2023)
Présentation du documentaire
Algues vertes, gaz à effet de serre, déforestation, recul de la biodiversité, réchauffement climatique… Et tant d'autres maux imputés à l'élevage ! L'animal de ferme, notre bienfaiteur nourricier, serait-il devenu l'ennemi numéro 1 de la vie sur terre ? Le documentariste Oliver Dickinson a voulu le vérifier en parcourant la France à la rencontre d'éleveurs et d'éleveuses adeptes de pratiques vertueuses. Ils et elles ont choisi de replanter les arbres et de développer d'ingénieuses collaborations animales pour laisser une empreinte plus douce et contribuer à la sauvegarde de notre planète.
La bande annonce
L'avis du comité de sélection du festival Alimenterre
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Oliver Dickinson[/caption]
Ce film est un bel hommage au métier de paysan et de paysanne. A travers différents exemples français d'élevages respectueux du vivant, il montre l'importance des animaux dans l'équilibre des écosystèmes, la préservation des sols, et les relations entre biodiversité sauvage et biodiversité cultivée. L'intention, clairement annoncée au début du film, est de mettre en avant des alternatives concrètes au modèle agricole dominant, afin de promouvoir une agriculture plus respectueuse de l'environnement, des bêtes et des humains. Circuits courts, agroforesterie, passage en bio, agriculture durable, sont les thématiques abordées. Ce documentaire permet d'ouvrir les débats sur la question de l'élevage, ici et ailleurs : problème ou solution face à l'érosion de la biodiversité, au changement climatique et à la désertification ? Le message est positif et laisse entendre qu'il est possible de produire différemment.
Orgères-en-Beauce
![Trainée de poudre [Affiche] Trainée de poudre [Affiche]](https://ensemble28.forum28.net/wp-content/uploads/2024/11/Trainee-de-poudre-Affiche.jpg)
"Trainée de poudre"
Un film de André Chandelle et Patrick Remacle (2024)
Présentation du documentaire
La crise du secteur agricole touche de plein fouet le secteur laitier. La fin des quotas a mécaniquement entraîné une surproduction qui influence, à la baisse, le prix payé à la ferme. Ce qui fait l'affaire des industriels du secteur qui exportent de plus en plus leur surplus, notamment le beurre dont le prix à la tonne a doublé en quelques années. Les matières grasses extraites, il reste une poudre sèche que les industries ont réussi à valoriser. Depuis quelques années, elles ré-engraissent ces résidus de poudre de lait avec de l'huile de palme et inondent à bas prix les pays africains. Les producteurs locaux sont pénalisés et cette poudre, ce « faux lait » fragilise un peu plus les sociétés locales. Des personnes se battent pour changer ce système mortifère qui appauvrit les producteurs et productrices d'Europe et d'Afrique. Belgique, France, Sénégal, Burkina Faso, « Traînée de poudre » nous emmène sur la route de ces personnes face à cette mondialisation destructrice.
La bande annonce
Les réalisateurs
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Patrick Remacle, André Chandelle[/caption]
André Chandelle
André Chandelle s'est formé comme réalisateur à l'Institut des Arts de Diffusion (Belgique). Au début des années 80, il entre à la RTBF (Radio télévision belge de la communauté la communauté française de Belgique) comme régisseur. Il débute au centre de production de Liège où il va réaliser plusieurs clips musicaux. Après quelques années, il retourne à Bruxelles. Il fait alors du reportage, puis devient réalisateur de fictions.
Patrick Remacle
Journaliste depuis 1979 dans divers organes de presse et depuis 1988, journaliste à la RTBF tout d'abord à l'émission d'investigation Au nom de la loi et ensuite à L'Hebdo, Patrick Remacle a couvert les guerres de l'Ex-Yougoslavie et celles de Tchétchénie.
Nombreux évènements au cours de cette journée du 10 novembre, entièrement gratuite dont voici le déroulé :
Focus sur deux temps forts artistiques
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Chorale Voix d'ailleurs dirigée par Julia Orcet
"Je choisis les chants en fonction de l'évolution des choristes et de mes envies. je trouve que les chants du monde sonnent bien. Nous avons 65 inscrits à la chorale [...] C'est une chorale polyphonique à 3 voix. j'ai suivi une école de chants, dirigée des chorales, j'ai 20 années d'expérience. J'ai été baignée dedans", rapporte Julia Orcet. Elle dirige la chorale de l'école de musique de Saint Georges sur Eure depuis 3 ans. [Texte et photo, L'Écho, 19 mars 2024)
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Le Chant des partisanes
Balade contée musicale et trilingue (français, lituanien, ukrainien)
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« Vous ne savez pas le bout de mon courage
Moi je sais »
Marianne Cohn (résistante juive allemande assassinée en France) dans le magnifique poème retrouvé dans sa cellule.
C'est ce que propose cette balade contée : mettre en lumière le courage et la force des femmes résistants à l'oppression, à l'occupation, à des situations injustes et inhumaines, en France, en Lituanie, en Ukraine. D'hier à aujourd'hui.
En France, pendant la seconde guerre mondiale, armes à la main ou machines à écrire sous les doigts, porteuses de valise ou fabricantes de faux papiers, les femmes ont occupé tous les postes dans la Résistance.
En Lituanie, dés 1944, pour lutter contre l'occupation soviétique et les déportations mises en place par le régime stalinien, elles prennent les maquis comme les hommes : elles vont dans la forêt avec eux, luttent et se joignent à la guerre civile. On les appellent encore aujourd'hui « Les Frères et Sœurs de la Forêt »
En Ukraine, plus de 60 000 femmes se battent actuellement pour défendre leur pays, en tant que médecins, enseignantes, journalistes, politiciennes et artistes.
Que diraient ces femmes si elles pouvaient se rencontrer ?
Trop souvent, elles ont été ensuite invisibilisées, ou reléguées à la marge de l'histoire : aujourd'hui suivons-les ; écoutons leurs récits.
Le spectacle propose une déambulation trilingue poétique et joyeuse, profonde et forte, qui esquisse les portraits de ces femmes qui résistent aux quatre coins de l'Europe ; de faire dialoguer leurs histoires. Ainsi naît pour le spectateur un voyage sensible, d'hier à aujourd'hui, d'ici à ailleurs, qui met en lumière la résistance au quotidien, et résonne comme un appel à la solidarité et à l'entraide.
L'Hiver sera chaud !
Chanson, théâtre et chœur battant
Le dérèglement climatique… On en entend parler tous les jours… mais quoi faire ? Ça urg'…
Isolé·e à gamberger…
On est bien un peu perdu… on flip'…
Ensemble… On est bien moins perdu… et la flip'
se transforme en niaque !
Alors on s'assoit, on écoute, on réfléchit,
on propose, on s'oppose, on chante ensemble
et on repart avec la volonté, remonté·e comme un coucou, de changer tout ça !
Chaud, chaud, chaud… L'hiver sera chaud !
Du pain sur la planche (bis)
Du vent dans les branches (bis)
Retroussons nos manches (bis)
Y'a du boulot
L'hiver sera chaud
Comment ?
Une agora antique, l'amphi d'une université populaire, une place publique, un arbre à palabres… Pour ce spectacle, le public et les artistes, dans le même espace, côte à côte, dialoguent et s'entremêlent. Les artistes, au milieu et autour du public, solliciteront, à toutes occasions, spectatrices et spectateurs pour les faire chanter, les sonder, leur proposer d'écrire des vers, les faire venir sur scène…
Quoi ?
Du théâtre de rue. Une comédie musicale. Une conférence gesticulée. Un tour de chant. Du stand-up. Du slam. Un cabaret… Un peu tout ça à la fois et alternativement…
De l'énergie, de l'humour, du spectaculaire, de l'indignation, du sérieux, des surprises, du jeu, de l'espoir, des questions, des réponses… Un peu tout ça à la fois et alternativement…
Avec comme matière : des chansons écrites pour le spectacle, des scènes puisées un peu partout : des livres scientifiques, des BD, un extrait du dernier Rapport du GIEC, une prise de parole de Greta Thunberg, une revue de presse...
Par qui ?
7 artistes seront sur scène (mais à Bretoncelles beaucoup plus) pour chanter, jouer, danser, haranguer, chahuter, improviser… seul Mathieu Barbances sera toujours de la partie, pour les autres ce sera à chaque fois une surprise... L'hiver sera chaud ! est créé par un collectif de plus de 30 artistes. En fonction des disponibilités des un·es et des autres la distribution sera à chaque fois différente...

"Alliances terrestres"
Un documentaire de Isabelle Haelvoet (2024)
Après le film, débat en présence de la réalisatrice
Résumé du film :
La lutte locale contre le projet de l'autoroute A69 prévoyant de relier Castres à Toulouse a démarré depuis de nombreuses années. Voilà qu'elle a pris une nouvelle dimension depuis 2021, non seulement en raison des premiers signes concrets de sa construction (usines à bitume, abattage des arbres, démarrage des travaux…) mais surtout en raison de la multiplication des collectifs s'opposant à ce projet d'autoroute…
L'avis d'ATTAC-France
Le documentaire d'Isabelle Haelvoet décrit les différentes formes de luttes engagées contre l'A69 : ZAD, grève de la faim, écoconstruction, le mouvement des écureuils… Le fil du documentaire est déroulé à la fois par les témoignages des habitants et de leurs soutiens mais également par Geneviève Azam (économiste et essayiste), Geneviève Pruvost (sociologue), Claire Dujardin (avocate) qui éclairent cette lutte contemporaine en adoptant une perspective écoféministe. La lecture du livre de Geneviève Azam « Lettre à la Terre et la terre leur répond » se confronte à la réalité des images d'Isabelle Haelvoet, qui suit la lutte depuis ses débuts ainsi que celles capturées par les militants.
« Cette lettre t'est destinée, je m'autorise à t'écrire à toi la terre prolongeant par l'écriture des échanges silencieux, des rêves et des cauchemars, des peurs aussi, des tristesses et des révoltes face à ce qui nous arrive. » (Geneviève Azam)
"Alliances terrestres"
Un documentaire de Isabelle Haelvoet (2024)
Après le film, débat en présence de la réalisatrice
Résumé du film :
La lutte locale contre le projet de l'autoroute A69 prévoyant de relier Castres à Toulouse a démarré depuis de nombreuses années. Voilà qu'elle a pris une nouvelle dimension depuis 2021, non seulement en raison des premiers signes concrets de sa construction (usines à bitume, abattage des arbres, démarrage des travaux…) mais surtout en raison de la multiplication des collectifs s'opposant à ce projet d'autoroute…
L'avis d'ATTAC-France
Le documentaire d'Isabelle Haelvoet décrit les différentes formes de luttes engagées contre l'A69 : ZAD, grève de la faim, écoconstruction, le mouvement des écureuils… Le fil du documentaire est déroulé à la fois par les témoignages des habitants et de leurs soutiens mais également par Geneviève Azam (économiste et essayiste), Geneviève Pruvost (sociologue), Claire Dujardin (avocate) qui éclairent cette lutte contemporaine en adoptant une perspective écoféministe. La lecture du livre de Geneviève Azam « Lettre à la Terre et la terre leur répond » se confronte à la réalité des images d'Isabelle Haelvoet, qui suit la lutte depuis ses débuts ainsi que celles capturées par les militants.
« Cette lettre t'est destinée, je m'autorise à t'écrire à toi la terre prolongeant par l'écriture des échanges silencieux, des rêves et des cauchemars, des peurs aussi, des tristesses et des révoltes face à ce qui nous arrive. » (Geneviève Azam)
*
Spectacle de théâtre documentaire et d'objets par la Compagnie On t'a vu sur la pointe
Résumé
Venue donner une conférence sur la vie des femmes dans l'agriculture du 20e siècle à nos jours, Cécile dérive, et cherche dans la vie des femmes agricultrices des réponses à ses questions. Par le truchement d'une nappe blanche transmise de femme en femme, Cécile découvre la vie des femmes agricultrices de sa famille.
Genèse du spectacle
Héroïnes est librement inspiré des paroles recueillies à la maison de retraite de Guémené-Penfao et auprès d'agricultrices du Pays de Redon et de La Nappe blanche de Françoise Legendre
Le XXème siècle en Europe a vu les campagnes se métamorphoser. L'arrivée de routes, du téléphone, de l'eau courante… Le tracteur a remplacé le cheval de trait, le remembrement a transformé les paysages en profondeur, et aujourd'hui, les premiers robots de traite entrent en jeu.
Des charrues aux tracteurs connectés, en quelques décennies seulement.
Vertigineux.
Et les femmes dans tout ça ? Oui, les femmes. Dans le milieu agricole, elles ont toujours été présentes, mais trop souvent invisibles. Longtemps sans statut, sans être déclarées, certaines travaillent encore sans reconnaissance.
Dans ce seule-en-scène touchant et sincère, nous suivons Cécile, qui tente de trouver des réponses à ses questions. Dans la crise agricole actuelle, dans les voix des femmes qui ont travaillé la terre, et dans son héritage familial : une nappe blanche transmise de femme en femme.
Ce spectacle de théâtre documentaire et d'objets propose un voyage du XXème siècle à nos jours, à travers le regard de ces héroïnes, et pose la question de notre avenir commun.

Soirée film + débat avec l'équipe du film, les délégués syndicaux de l'entreprise et Philippe Martinez ex-secrétaire général de la CGT
"L'Usine, le Bon, la Brute et le Truand"
Un film de Marianne Lère-Laffitte (2024)
Résumé du documentaire :
Chapelle-Darblay est la dernière et unique usine à fabriquer du papier journal 100% recyclé en France. Fermée depuis septembre 2019 sur décision de son propriétaire finlandais, la papeterie centenaire est désormais menacée de démantèlement. À sa place, un site de production d'hydrogène est prévu. Alors que les 217 salariés, les « pap-chap », ont perdu leur emploi, trois délégués du personnel, deux ouvriers syndiqués et un cadre sans étiquette, toujours présents sur le site, se battent pour sauver la papeterie de la fermeture. Vont-ils réussir à sauver leur usine ?
Extrait d'une interview de Marianne Lère Laffitte par France 3 Normandie
Pourquoi vous êtes-vous intéressée à la situation particulière de Chapelle Darblay alors que de nombreuses autres entreprises ferment partout en France ?
L'idée m'est venue lors d'un échange avec Thomas Coutrot qui est économiste et qui avait participé à mon précédent film réalisé pour Arte. À l'issue de ce film qui traite de la question du travail, s'était imposée à moi la question du syndicalisme à l'heure du changement climatique. Comment concilier la question sociale et donc la conservation des emplois à l'heure où il y a une urgence climatique ? Aujourd'hui, le respect de l'environnement s'impose à nous tous. Et c'est Thomas Coutrot qui a pensé à l'exemple de Chapelle-Darblay.
La bande annonce
Quatre avis sur le film
Le Monde
La musique du film n'est pas d'Ennio Morricone (1928-2020), mais le ton y ressemble, installant la dramaturgie dès les premières images.
Première
La réalisatrice Marianne Lère Laffitte surprend par son traitement de la musique : des chants populaires ouvriers interprétés comme un opéra. Elle inscrit finement les petites histoires dans la grande et les inconnus dans nos mémoires. Un peu comme dans un western, au fond.
Télérama
Une ode au combat et à l'humanisme, soulignant en creux le cynisme d'un capitalisme encore et toujours sans limite.
Ouest France
Un documentaire aussi engagé qu'engageant.

![L'Illusion de l'abondance [visuel] L'Illusion de l'abondance [visuel]](https://ensemble28.forum28.net/wp-content/uploads/2024/11/LIllusion-de-labondance-visuel.jpg)
"L'Illusion de l'abondance"
Un film de Matthieu Lietaert et Erika González Ramírez (2022)
Présentation du documentaire
"L'illusion de l'abondance" est une cartographie critique des paysages et des peuples qui subissent les politiques néolibérales de l'extractivisme. À travers le portrait de trois femmes, Bertha, Carolina et Maxima, Les cinéastes tissent des ramifications entre la défense de la nature et la condition féminine. Les trois femmes dénoncent les sociétés qui exploitent la nature mais aussi les femmes.
La bande annonce
L'avis du CCFD-Terre solidaire
Et si ces sujets ne sont pas nouveaux, la manière dont les réalisateurs ont choisi de les représenter, à travers le regard de ces militantes, est bouleversante. Leur courage, leur détermination, leur résilience forcent l'admiration tant elles ont fait de ces combats toute leur vie. Sans jamais céder à la peur, quels que soient les Goliaths face à elles.
Le documentaire a été récompensé dans les festivals
"La (Très) Grande €vasion"
Un film de Yannick Kergoat (2022)
Présentation du documentaire
Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l'évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l'objet d'un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l'impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d'austérité s'intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l'évasion fiscale sont incompréhensibles et qu'elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d'achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l'on puisse en rire malgré tout.
La bande annonce
Quelques avis sur le film
Les Fiches du Cinéma, Gilles Tourman
L'évasion fiscale pratiquée par les multinationales, les États et certains particuliers éclairée de façon décapante, claire et drôle par l'auteur des Nouveaux chiens de garde et le journaliste Denis Robert, qui paya cher d'avoir révélé le système Clearstream.
L'Obs, François Forestier
Yannick Kergoat (« les Nouveaux Chiens de garde ») démonte les mécanismes de l'évasion du fric, avec lucidité, une pointe d'humour et, aussi, une sacrée bonne enquête.
Première, Thierry Chèze
Une pédagogie jamais professorale, un sens aigu de l'ironie, une capacité à prendre du recul tout en rentrant dans les détails.
Télérama, Etienne Labrunie
À ce gros effort d'habillage s'ajoutent les éclairages précieux de spécialistes. Soit un minimum pour s'attaquer à des dossiers aussi ardus que le secret bancaire, les royalties ou les flux de bénéfices via des sociétés écrans…
Le Monde, Jacques Mandelbaum
Le spectateur le plus rétif à ces acrobaties comptables sortira toutefois du film en ayant enfin compris comment on le dépouille.
![Prieuré d'Yron [logo] Prieuré d'Yron [logo]](https://ensemble28.forum28.net/wp-content/uploads/2024/10/Prieure-dYron-logo.jpg)
![Bienveillance paysanne [Affiche] Bienveillance paysanne [Affiche]](https://ensemble28.forum28.net/wp-content/uploads/2024/10/Bienveillance-paysanne-Affiche.jpg)
"Bienveillance paysanne"
Un film de Oliver Dickinson (2023)
APÉRO-PROJECTION
Présentation du documentaire
Algues vertes, gaz à effet de serre, déforestation, recul de la biodiversité, réchauffement climatique… Et tant d'autres maux imputés à l'élevage ! L'animal de ferme, notre bienfaiteur nourricier, serait-il devenu l'ennemi numéro 1 de la vie sur terre ? Le documentariste Oliver Dickinson a voulu le vérifier en parcourant la France à la rencontre d'éleveurs et d'éleveuses adeptes de pratiques vertueuses. Ils et elles ont choisi de replanter les arbres et de développer d'ingénieuses collaborations animales pour laisser une empreinte plus douce et contribuer à la sauvegarde de notre planète.
La bande annonce
L'avis du comité de sélection du festival Alimenterre
[caption id="attachment_27238" align="alignright" width="180"]
Oliver Dickinson[/caption]
Ce film est un bel hommage au métier de paysan et de paysanne. A travers différents exemples français d'élevages respectueux du vivant, il montre l'importance des animaux dans l'équilibre des écosystèmes, la préservation des sols, et les relations entre biodiversité sauvage et biodiversité cultivée. L'intention, clairement annoncée au début du film, est de mettre en avant des alternatives concrètes au modèle agricole dominant, afin de promouvoir une agriculture plus respectueuse de l'environnement, des bêtes et des humains. Circuits courts, agroforesterie, passage en bio, agriculture durable, sont les thématiques abordées. Ce documentaire permet d'ouvrir les débats sur la question de l'élevage, ici et ailleurs : problème ou solution face à l'érosion de la biodiversité, au changement climatique et à la désertification ? Le message est positif et laisse entendre qu'il est possible de produire différemment.

Note d'intention des auteurs et autrice
Nous réalisons ce film ensemble, un groupe d'activistes et de cinéastes palestiniens et israéliens, parce que nous voulons mettre fin à l'expulsion en cours de la communauté de Masafer Yatta et résister à la réalité de l'apartheid dans laquelle nous sommes nés - à partir de côtés opposés et inégaux. La réalité qui nous entoure devient chaque jour plus effrayante, plus violente, plus oppressive, et nous sommes très faibles face à elle. Nous ne pouvons que crier quelque chose de radicalement différent, ce film qui, au fond, est une proposition pour une autre façon pour les Israéliens et les Palestiniens de vivre sur cette terre - non pas en tant qu'oppresseurs et opprimés, mais en pleine égalité.
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De gauche à droite : Hamdan Ballal Al-Huraini, Yuval Abraham, Basel Adra et Rachel Szor (Photo Oren Ziv)[/caption]
Un documentaire multiprimé
- 2024 • Festival international du film de Berlin - Berlinale • Berlin (Allemagne) • Prix du meilleur documentaire & Prix du public (documentaire) - Panorama
- 2024 • Cinéma du réel • Paris (France) • Front(s) populaire(s)
- 2024 • CPH:DOX - Copenhagen International Documentary Film Festival • Copenhague (Danemark) • Audience:Award
- 2024 • Visions du Réel • Nyon (Suisse) • Prix du public de la Compétition Grand Angle
- 2024 • Millennium Docs Against Gravity • Varsovie (Pologne) • Grand Prix Bank Millennium Award Competition & Amnesty International Poland Award Competition
"Alliances terrestres"
Un documentaire de Isabelle Haelvoet (2024)
Résumé du film :
La lutte locale contre le projet de l'autoroute A69 prévoyant de relier Castres à Toulouse a démarré depuis de nombreuses années. Voilà qu'elle a pris une nouvelle dimension depuis 2021, non seulement en raison des premiers signes concrets de sa construction (usines à bitume, abattage des arbres, démarrage des travaux…) mais surtout en raison de la multiplication des collectifs s'opposant à ce projet d'autoroute…
L'avis d'ATTAC-France
Le documentaire d'Isabelle Haelvoet décrit les différentes formes de luttes engagées contre l'A69 : ZAD, grève de la faim, écoconstruction, le mouvement des écureuils… Le fil du documentaire est déroulé à la fois par les témoignages des habitants et de leurs soutiens mais également par Geneviève Azam (économiste et essayiste), Geneviève Pruvost (sociologue), Claire Dujardin (avocate) qui éclairent cette lutte contemporaine en adoptant une perspective écoféministe. La lecture du livre de Geneviève Azam « Lettre à la Terre et la terre leur répond » se confronte à la réalité des images d'Isabelle Haelvoet, qui suit la lutte depuis ses débuts ainsi que celles capturées par les militants.
« Cette lettre t'est destinée, je m'autorise à t'écrire à toi la terre prolongeant par l'écriture des échanges silencieux, des rêves et des cauchemars, des peurs aussi, des tristesses et des révoltes face à ce qui nous arrive. » (Geneviève Azam)

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L'affiche lors de la sortie en 1966[/caption]
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L'avis de Clyde PLUMAUZILL, historienne et chargée de recherche au CNRS
La mer est au cœur du film La Noire de… d'Ousmane Sembène sorti en 1966. Elle en est un motif obsédant qui vient raconter le voyage de Diouana, jeune sénégalaise qui a tout quitté pour venir « travailler pour les Blancs » en France et se retrouve bonne à tout faire, cloîtrée dans un appartement de la côte d'Azur. Réalisateur et romancier sénégalais, Ousmane Sembène donne à voir avec ce film l'envers du décor des grandes vagues d'immigrations africaines de la seconde moitié du XXème siècle. Il en restitue la part féminine, trop souvent oubliée, et ce que leurs trajectoires donnent à voir de la recomposition des inégalités dans le sillage des décolonisations. La mer vient alors symboliser toute une histoire au long cours des mondialisations, de ses mobilités contraintes et des asservissements qu'elle a permis.
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Cette pièce tirée du roman autobiographique d'Édouard Louis nous plonge au cœur du combat d'Eddy contre les préjugés de classe et de genre.
Sylvia Bruyant met en scène un comédien, deux danseuses et un musicien qui offrent au public une expérience immersive et émouvante dans cette famille ouvrière du nord de la France.
Le texte dépeint le déterminisme social et l'homophobie avec une acuité déchirante.
La Musique et la danse transcendent les mots pour toucher l'âme.
"En finir avec Eddy Bellegueule" est plus qu'une simple pièce de théâtre; c'est un cri du cœur pour l'acceptation et la compréhension, un appel à rejeter les préjugés et à embrasser la diversité des expériences humaines.
Ce spectacle nous invite à une réflexion profonde sur la société, l'identité et le pouvoir libérateur de l'acceptation de soi.
Mise en scène : Sylvia Bruyant
Jeu : Sébastien Ory
Musique : Sébastien Le Mentec
Danse : Pauline Yvard et Julia Tiec
Lumière : Marlène Chaboche
Décor : Félix Debarre
"Insomniaques"
9 juin 1940, enquête sur un silence
Un spectacle sur la transmission de la mémoire issue d'une histoire vraie.
Jean-Michel prof d'histoire à la retraite et son amie Flora infirmière de nuit, sont passionnés par la seconde guerre mondiale et principalement sur les évènements s'étant passés à Rouen. Une nuit, Flora découvre sur Internet dans un des nombreux albums de photos allemands légués par les anciens soldats de la Wehrmacht déployés en France, une photo qui l'interpelle : des hommes noirs en uniforme, à Rouen, dans une charrette.
Le 9 juin 1940 à Rouen, il y eu un massacre, on découvrit des corps, tous antillais ou africains : des tirailleurs Sénégalais et des civils noirs. Il n'y a eu aucun témoin du massacre; la majorité de la population rouennaise avait fui devant l'arrivée des Allemands. L'événement tomba quasiment dans l'oubli. Flora et Jean-Michel se posèrent quelques questions :
Il faut retrouver le lieu du massacre, où était donc la charrette ?
Qui étaient ces hommes ? Il faut leur rendre hommage.
Flora et Jean-Michel mènent une enquête puis écrivent un livre, mais dès lors ils sont sujets à des insomnies. Lors d'une réunion de famille, ils content cette tragédie à leurs neveux Clémentine et Arnold. Dès ce jour, leurs nuits deviennent sereines mais les insomnies affectent désormais Clémentine et Arnold. Ils vont donc nous raconter ce drame humain en espérant retrouver leur sommeil mais attention aux insomnies !
Note d'intention de Lou Simon [extraits]
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Lou Simon[/caption]
Je suis la petite fille de Michel, résistant du réseau Hector dans le Perche et déporté à Mauthausen entre 1943 et 1945. Toute ma famille est impliquée, de près ou de loin, dans le travail de mémoire de la déportation.
J'ai rencontré depuis que je suis toute petite des anciens déportés, des veuves, des enfants de déportés, qui racontent.
L'écoute de ces récits, de ces paroles, est toujours un moment très particulier pour moi. Cela me fait une grande impression.
Mais cette histoire-là, celle des massacres de Tirailleurs Sénégalais par les nazis dans les années 40, je ne la connaissais pas : on ne me l'avait jamais racontée, ni dans ma famille, ni à l'école. Comme si cela ne nous concernait pas.
La constatation de mon ignorance a beaucoup résonné en moi avec les résultats des dernières élections, et la montée de l'extrême-droite fascisante en France et en Europe. Je pense que la mémoire est ce qui nous permet de faire des liens, de faire du sens, de poser des repères, de prendre en compte la complexité du monde dans lequel nous vivons. Avoir la mémoire courte, c'est extrêmement dangereux pour le présent. Et à force de ne pas interroger notre capacité à oublier, nous oublions de regarder les autres dans toute leur humanité.
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Clémentine Pasgrimaud[/caption]
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Arnold Mensah[/caption]
Mise en scène Lou Simon - Interprétation Arnold Mensah, Clémentine Pasgrimaud et Mariama Diedhiou - Dramaturgie et écriture Karima El Kharraze et Lou Simon - Scénographie et marionnette Cerise Guyon - Création musicale et sonore Mariama Diedhiou et Thomas Demay - Création lumière Romain Le Gall Brachet - Regard direction d'acteur Marion Solange Malenfant
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Karima El Kharraze[/caption]




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