Lyd / CinéParadis / Chartres / 18 mai / 20 h.

Quand :
18 mai 2026 @ 20 h 00 min Europe/Paris Fuseau horaire
2026-05-18T20:00:00+02:00
2026-05-18T20:15:00+02:00
Où :
CHARTRES - Les Enfants du Paradis
13 place de la Porte-Saint-Michel
Coût :
7,30 €
Contact :
Association France Palestine Solidarité - Chartres

Logo lumineux Les Enfants du paradis

Lyd”

Un film de Sarah Ema Friedland

et Rami Younis (2023)

 

Synopsis

Lyd” est un docu­men­taire de science-fic­tion, plus pré­ci­sé­ment une uchro­nie, qui retrace l’ascension et la chute de Lyd, une métro­pole pales­ti­nienne sous occu­pa­tion israé­lienne depuis 1948. Mélangeant images d’archives et séquences d’animations, le film rap­porte les faits his­to­riques de la Nakba, tout en ima­gi­nant un monde paral­lèle sans l’avènement de la colo­ni­sa­tion sur cette ville et sa popu­la­tion exilée.

Récompense

Amman International Film Festival 2023

FIPRESCI Award — Best Feature Length Arab Documentary

 

Fatiha Kaouès, anthropologueAprès le film, échange avec Fatiha Kaouès, cher­cheure au CNRS, spé­cia­liste de l’islam contem­po­rain, membre du comi­té de rédac­tion du Journal des Anthropologues

 

La bande annonce

 

 

Le pro­jet de Rami Younis

 

« J’ai gran­di à Lyd et je me sens obli­gé de racon­ter l’his­toire de ma ville et de dépeindre les citoyen·ne·s palestinien·ne·s d’Israël comme moi, d’une manière com­plexe, mul­ti­di­men­sion­nelle et ciné­ma­to­gra­phique. Le mas­sacre et l’ex­pul­sion qui ont eu lieu à Lyd en 1948 ont été déli­bé­ré­ment omis des récits domi­nants. Dans la culture popu­laire et dans les médias, Lyd est connue comme “la capi­tale de la drogue du Moyen-Orient”, en proie à la vio­lence et à la cri­mi­na­li­té. Je sou­haite mon­trer au public la vie quo­ti­dienne des citoyen·ne·s palestinien·ne·s d’Israël et le racisme sys­té­mique auquel nous sommes confronté·es au quo­ti­dien, plu­tôt que de me foca­li­ser sur la drogue, la cri­mi­na­li­té et la violence.

Ayant gran­di à Lyd, j’ai moi-même res­sen­ti les effets néfastes de ces récits sen­sa­tion­na­listes et je ne tom­be­rai pas dans le piège qui consiste à les répé­ter et à per­pé­tuer les sté­réo­types. Je connais beau­coup des per­sonnes que nous sui­vons dans ce docu­men­taire depuis mon enfance. Cette proxi­mi­té me per­met d’in­ter­vie­wer et de fil­mer les gens avec sen­si­bi­li­té, nuance et confiance, ce qui se tra­duit par une inti­mi­té et un res­pect pal­pables à l’image. De plus, en tant que jour­na­liste, je me suis tou­jours inté­res­sé à remettre en ques­tion les dis­cours et les ter­mi­no­lo­gies hégé­mo­niques israé­liens, tous conçus pour effa­cer l’his­toire et l’i­den­ti­té cultu­relle palestinienne. »